Le 31 janvier 2018

Nos nouvelles approches de prise en charge

Les équipes du Groupe ORPEA, encouragées par la Direction médicale, ont toujours favorisé le développement des approches non médicamenteuses, en maisons de retraite comme en cliniques. 

A l’occasion des journées nationales de l’innovation en santé, co-organisées du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences de Paris, par le ministère des Solidarités et de la Santé et Universcience, ont notamment été mis à l’honneur  : réalité virtuelle, applications mobiles, intelligence artificielle, téléconsultation, …Retour sur quelques initiatives novatrices menées dans ces domaines par les équipes CLINEA, pour enrichir l’offre de soin proposée aux résidents et patients.

 

La thérapie par exposition à la réalité virtuelle 

Emanation des thérapies cognitivo-comportementales, le principe consiste à immerger le patient dans un environnement virtuel en lien avec son trouble. Cette exposition contrôlée et progressive est supervisée par un médecin Psychiatre, qui aide le patient à repérer ses pensées automatiques et à apprivoiser ses réponses émotionnelles.  « C’est une manière d’exposer in virtuo dans un bureau, ce qu’on faisait avant in vivo, dans la vraie vie. On gagne ainsi en temps, mais également et surtout en efficacité dans la mesure où on maitrise parfaitement l’environnement auquel on expose le patient : on peut ainsi proposer une confrontation beaucoup plus progressive, plus douce, en adaptant de nombreux paramètres » précise le Docteur Vincent Masetti, Médecin Coordinateur national CLINEA Psychiatrie. 

4 établissements CLINEA proposent à ce jour la thérapie par exposition à la réalité virtuelle, pour des indications ciblées :

  • Par exemple, à la clinique Villa Montsouris à Paris, après avoir utilisé la thérapie par la réalité virtuelle pour aider les patients à surmonter leur phobie, le Docteur Sophie Grenier l’utilise dans le traitement des troubles du comportement alimentaire afin d’accompagner les patients à retrouver une perception équilibrée de leur schéma corporel. 
  • Au sein des cliniques de la Villa Montsouris (Paris) et du Château de Seysses (Toulouse), la thérapie par exposition à la réalité virtuelle sera utilisée pour contribuer au traitement des addictions, des phobies spécifiques ou encore des troubles obsessionnels compulsifs. Son utilisation se développe aussi pour les patients présentant des troubles du comportement alimentaire 

 

CLINEA travaille en étroite collaboration avec une société spécialisée dans la conception d’environnements virtuels appliqués au secteur de la santé, pour co-développer des univers qui soient parfaitement adaptés aux besoins des patients hospitalisés au sein des cliniques du Groupe et validés sur un plan thérapeutique par nos équipes médicales.

A noter que la réalité virtuelle est également utilisée par les équipes ADHAP Services (Division Domicile du Groupe ORPEA) dans une optique dfe sensibilisation aux effets du vieillissement et de la perte d’autonomie. Son casque « Virtual Age » est un simulateur de vieillissement ; l’utilisateur est confronté aux difficultés et risques rencontrés quotidiennement par une personne âgée de 87 ans compte tenu de ses limites physiques et cognitives. L’objectif est de montrer comment adapter le domicile et comment aider une personne âgée fragilisée pour améliorer son quotidien.

Le Neurofeedback en Pédopsychiatrie 

Les équipes CLINEA commenceront en 2018 à utiliser le Neurofeedback, alternative au traitement médicamenteux, pour accompagner la prise en charge des patients présentant un trouble déficit attentionnel / hyperactivité (TDAH). 

Grâce à un bonnet d'électro-encéphalographie (EEG) positionné sur la tête du patient, l’activité cérébrale est mesurée et enregistrée. Les enfants souffrant de TDAH présentent généralement un déséquilibre des ondes Theta (responsables de la fatigue et de la somnolence) et des ondes Beta ou SMR (responsables d’un manque de concentration et d’attention). Le Neurofeedback fonctionne en permettant au patient d'agir directement sur son activité cérébrale : pendant la séance encadrée par un Psychiatre, le patient est placé face à un jeu qui lui demande d’opérer des actions ; il reçoit en temps réel, sur écran, un retour de son activité cérébrale qu’il sera incité à moduler dans une direction souhaitée (amélioration ou réduction de l’activité) car le jeu délivrera des récompenses pour le motiver à répéter et reproduire la réponse attendue.

Fondé sur le principe du conditionnement, le neurofeedback entraine ainsi les ondes cérébrales vers l’apprentissage d’un modèle de fonctionnement  plus adapté permettant au patient de corriger lui-même son activité en émettant des signaux équilibrés, qui permettent de faire diminuer ou disparaître ses troubles ; et au fil du temps, l’entrainement lui permettra de reproduire seul et automatiquement ce nouveau mode de fonctionnement.

Ce mode de prise en charge sera proposé au sein de la Clinique de Roussillon à Perpignan dans le cadre de l’hôpital de jour pédopsychiatrie.

Santé connectée : intérêts des capteurs d’activité chez le patient en psychiatrie

Les équipes médicales et soignantes de la Clinique Lyon Champvert utilisent depuis 2015 une technologie « grand public » à des fins médicales avec des bracelets connectés : mesurer le rythme veille / sommeil des patients atteints de différentes pathologies psychiatriques. 

Ces capteurs d’activités ont permis d’objectiver la plainte d’insomnie, trop souvent assimilée à la sensation d’un mauvais sommeil. Cette meilleure connaissance du trouble du sommeil permet des adaptations réactives de traitement de nuit. Ils permettent également au patient de retrouver un rythme veille / sommeil régulier, élément fondamental dans ses capacités de gestion du stress. 

L’efficacité de cette prise en charge sur mesure a été mise en évidence par les études menées sur site confirme l’intérêt de l’utilisation d’objets connectés comme aide au diagnostic, mais aussi comme moyen d’accompagner l’autonomie du patient quant à sa demande de soin, grâce à une auto-mesure. Les équipes ont notamment pu observer l’impact du changement de traitement sur l’activité circadienne des patients et renforcé ainsi les thérapies non-médicamenteuses.

 

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